UN LIEN, UN VISIBLE

En Résonance avec la Biennale de Lyon. Centre d’art GAC / Résidence à la Fondation Marc Seguin pour l’Innovation, Annonay.

Les œuvres multiformes de Christine Laquet se déploient dans un imaginaire aux multiples échelles et ramifications qui sillonnent autant les profondeurs du sol, que du ciel. L’artiste envisage ainsi des futurs possibles par l’élargissement de nos sensibilités en s’attachant aux dimensions du géo-, du bio- et de l’exo- et en créant du lien avec le non-humain. C’est inspirée par l’environnement ardéchois que Christine Laquet s’attache aux mutations contemporaines et ses oeuvres empruntent ici autant à l’espace naturel, qu’aux inventions et particularités de ce territoire, du XIXème siècle à nos jour. Berceau de nombreuses inventions -dont Marc Seguin fut un chef de file- Annonay resta longtemps la capitale de la fabrication de papier. La première installation La Salle de l’Observatoire incarne cette mémoire industrielle, en même temps qu’elle lie la création artistique même, aux transformations environnementales ; l’artiste propose un espace où observations scientifiques et contemplations esthétiques participent aux métamorphoses dont nous sommes les acteurs. Laquet change les perspectives et imagine un espace une Conversation avec des herbes folles est possible. Elle nous montre ce que l’on ne voit pas ou plus, de notre environnement proche et lointain.

 

Salle de l’Observatoire


Installation composée d’une centaine de peintures d’espèces végétales menacées dans le département ardéchois. L’échelle du temps de l’exposition se rapporte à un temps plus étiré et qui se base sur les prévisions du dernier rapport du GIEC, pronostiquant de nombreuses disparitions. Réalisées sur des papiers hydrosolubles et par diverses mains, les peintures disparaissent au fur de l’exposition, mais pour prendre une forme nouvelle. Chaque semaine donna lieu à la fabrication de feuilles de papier en cellulose végétale réalisée à partir des résidus (pigments et liants) des peintures dissolues. Toutes les peintures ont disparu en laissant apparaitre la structure, la métamorphose a eu lieu ; une dizaine de peintures a été « sauvée des eaux ».

Observatoire de Marc Seguin, XIXe. Domaine de Varagne, Annonay.
Peinture (pastel gras, acrylique) sur papier hydro-soluble
Peinture (pastel gras) sur papier hydro-soluble
Dissolution des peintures et création de nouvelles feuilles en cellulose végétale
Dissolution des peintures et création de nouvelles feuilles en cellulose végétale
Dissolution des peintures et création de nouvelles feuilles en cellulose végétale
Création de nouvelles feuilles en cellulose végétale
Dissolution des peintures et création de nouvelles feuilles en cellulose végétale
Création de nouvelles feuilles en cellulose végétale
Création de nouvelles feuilles en cellulose végétale
Peinture (pastel gras, acrylique) sur papier hydro-soluble
Peinture (pastel gras, acrylique) sur papier hydro-soluble
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Conversation avec herbes folles
Fauteuil de Varagnes, pipettes en verre, herbes folles, haut-parleur avec flamme (énonciation de 50 noms d’espèces menacées du département ardéchois. Avec les voix de Frédérique Monod et Christine Laquet) – Buste en plâtre de Marc Seguin (prêt de Valérie Lefèvre Seguin). 

Buste de Marc Seguin (prêt de Valérie Lefèvre-Seguin)
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Une rencontre (extrait du film – caméra thermique, 7 min, 2022).
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Non-Human’s Land
Installation, techniques mixtes (argile-cellulose, tissus, épines de pin, perles de cristal, bois de Chêne d’Amériques, socles), film projeté sur un écran-miroir suspendu. 


L’artiste bouscule les limites de la perception grâce à l’utilisation de technologies qui augmentent le spectre de la vision humaine et nous donne accès à ce qui est normalement invisible, révelant  pour dévoiler non tant un réel, qu’un surréel. The artist pushes the limits of our perception thanks to the use of technology that increases the spectrum of human vision and gives us access to what is normally invisible. Revealing a hidden surreality otherwise unnoticed.
« Variation sylvestre à palette restreinte d’ocres rouges et bruns, la dernière installation parle encore de disparition. Celle du vieux chêne au coeur mangé par les fourmis qui s’émiette à l’envi. Celle des épines de conifères tombées à terre en tapis odorants et fertilisant. Celle de l’eau, gouttes cristallines posées là en hommage au polytechnicien-christologue d’Annonay, Auguste Bravais. Celle de l’écorce terrestre faite d’argile et couverte d’épines évoquant une peau velue. Et c’est avec un film qu’elle nous parle aussi d’apparition, en proposant une balade dans le royaume de la nuit, guidée par une chienne à la rencontre de la faune domestique et sauvage. »
Hélène de Montgolfier

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UN LIEN, UN VISIBLEProjection du film (caméra thermique) sur écran-miroir suspendu.
Images : Olivier Janet – Son : Ben Seretan. 14 min (extrait), Christine Laquet, 2022.
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Trinia Glauca / Triticale
2 peintures acrylique sur Tarlatane – 2,40 x 1,30 m, 2022.

                 

 

 

Salle de l’herbier marin
Photographies des archives de la collection famille Seguin – Herbier du XIXe siècle. Impressions jet d’encre, dimensions variables, 2022.


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L’Excitateur
Photographie des archives de la Fondation Marc Seguin (Machine électrostatique de Ramsden), impression jet d’encre sur papier fluo, 84 x120 cm, 2022.

 

 

 

 

Flyer de l’exposition – design Guillaume Gombert