DIS-PARAIT-RE-APPARAIT-

exposition personnelle, Galerie l’art au Centre, Laval, 2019.
Avec les participations de Simona Rossi et d’Adrian Owen.

 


Le discours, le loup, le paysage, le chasseur et le dictateur.
Installation: projection de 3 films HD, 15min, 2019. Avec la participation de Simona Rossi. Musique: Adrian Owen.

 

DIS-PARAIT-RE-APPARAIT- est une exposition qui mêle les temporalités -du mythe au contemporain- où j’ai crée un corpus d’oeuvres qui tiennent du conte moderne et dont le personnage principal est un loup. Celui qui est venu naturellement re-coloniser des territoires dont il fut exterminé pendant des siècles. Empruntant à la dextérité du magicien qui tour à tour dévoile et dissimule, je me risque à imaginer une forme pré-vue, celle d’une potentielle histoire à venir. Je pose la question du comment vivre ensemble, lorsque la locution « l’homme est un loup pour l’homme » est plus vrai que jamais. Je scrute ainsi nos peurs et cherche à les déconstruire à l’heure où sonne le glas d’une outrancière réalité à venir : les changements climatiques qui transforment déjà notre quotidien. Lorsque les disparitions de créatures vivantes, humaines ou non, se trouvent en danger d’extinction, alors il faut ameuter la population pour une mobilisation générale. L’exposition s’y emploie en s’attachant à l’aspect dynamique de l’apparaître, c’est-à-dire en prenant en compte le disparaître qui lui est conjoint. C.L.

 

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-scenes et anthropos-
Installation avec 300 champignons en plâtre (coll. du Musée des Sciences, Laval) et 2 photographies contrecollées sur le mur, 285 x 260 cm / 280 x 260 cm, 2019.

 

 

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La charmeuse de serpent (d’après la peinture d’Henri Rousseau)
Pastel à l’huile sur tapisserie (prélevée Porte Beucheresse à Laval, où naquit et vécut Henri Rousseau), 91 x 70 cm, 2019.

 

Le peintre Henri Rousseau est né dans un édifice patrimonial (Porte Beucheresse) au centre ville de Laval, aujourd’hui utilisé en partie par la galerie l’Art au centre. Peu avant mon exposition personnelle en ces lieux, j’ai eu la possibilité de pénétrer dans la partie “abandonnée” du bâtiment médiéval. Si le peintre naïf n’a que très peu voyagé dans sa vie, il a pour autant produit une oeuvre majeure composée de paysages et d’animaux exotiques, tirant son inspiration des Musées de Sciences Naturelles qu’il fréquentait régulièrement. Je suis tout autant fascinée par ces musées, que je sollicite régulièrement pour mon travail. Tel un hommage à Rousseau, j’ai pu prélever un fragment de papier peint de cette maison natale, sur lequel j’ai interprété une de ses célèbres peintures: La charmeuse de serpents. Comme pour en ré-activer le charme, je me suis prise à rêver que le son de la flute pouvait apprivoiser nos peurs et changer le cours des choses. C.L.

 

 

 

 

R&R (du Capitole au Capital).
Peluches, fourrures synthétiques, masques, impression offset, 2019.

         

 

 

Ch(i)aine de vie

Installation: étagères en bois, néons, squelettes (coll. Musée des Sciences de Laval). 4m x 70cm x 2,20m, 2019.

 

 

La bête
2min31 (loop), 2019. Écriture : Christine Laquet (libre interprétation de Carnet sans bord de Lili Frikh). Voix et composition : Adrian Owen.

       vue de DIS-PARAIT-RE-APPARAIT-, exposition personnelle, Galerie l’Art au centre, Laval, 2019.

 

La bête
Elle fait attention la bête.     
Elle se retient.      Elle ne donne aucun signe.      Elle ne laisse aucune trace la bête.      Elle ne tremble pas.
Elle ne saigne pas.      Elle ne hurle pas.       Elle est blessée.      Nature blessée.      Mystère blessé.      Elle ne peut plus rester ici.
Elle s’en va…      Elle n’a pas peur.      Elle n’a pas le choix.      Elle n’est plus ni saine ni sauve.      Elle est abîmée.
C’est ça qui l’éloigne.      ABÎMÉE…      Elle ne veut plus laisser son silence au sol.      C’est ça qui l’emporte dans la forêt.
Elle a besoin la bête.       Elle veut parler…      Et les hommes ne parlent pas…      Elle fait quoi toute seule?
Ça ne se dit pas ce qu’elle fait.      Ça se fait dans le manque.      Ça se fait dans la bête.      Ça se fait dans rien d’autre.
Elle est dans un sale état la bête.      Tu dis qu’elle crève.      Pas elle.      La bête ne dit pas qu’elle crève.      Elle ne sent pas comme ça.
Elle se bat.      Elle en bave et c’est pas tout.      Elle a la gueule ouverte.      Elle est à vif. Il y a sève sous l’écorce.
Et salive dans la gorge.      Et souffle dans la chair.      Il faut gratter la terre.      Il faut mordre la poussière.
Il faut mordre et cracher.      Le déséquilibre de continuer.

 

 

Trans-mission
Peinture au pastel sec réalisée par Louis et Bernard Laquet (67 x 53 cm, env.1983), coquillage (Ostreoidea géant), casque d’écoute et bande sonore (histoire transmise par Christine Laquet, écrite par Isabelle Marchand, voix de Céline Guétaz et Didier Maignan et création sonore Yann Mainguy), 3min07, 2019.