2019, OK

exposition personnelle, Spanien19C, Aarhus (DK), 2019.
Avec la participation de la critique d’art of Mille Højerslev Nielsen, de l’astronome Ole J. Knudsen, du musicien Sofus Forsberg, des artistes Jemila MacEwan et Anthony Faroux et du collectif Goodiepal & Pals.

 


Marche de l’anniversaire-météorite, Aarhus
(DK)
Performance _ le 4 octobre 2019 (célébration des 68 ans de la météorite sur Terre).

 

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Grâce à un prêt du Musée d’histoire naturelle de Copenhague, la Météorite d’Aarhus est présente dans l’exposition. Afin de célébrer l’anniversaire ses 68 ans terrestre (de sa chute sur Terre), je vais proposer une performance-anniversaire. Cette marche participative entre Aarhus et Riiskov sera accompagnée par les interventions d’un astrophysicien et d’une critique d’art.
J’ai conçu un circuit dans la zone elliptique de l’impact de la météorite, où 1 pas représente 100 000 ans. Selon mes calculs, un groupe composé de 6 personnes minimum doit marcher une heure pour atteindre l’âge de la météorite (~4.56 milliards d’années). Tel un rituel, la performance marche-anniversaire va démarrer à la galerie Spanien19C, en direction de la forêt de Risskov, lieu de sa chute il y a exactement 68 ans. Chaque participant recevra un multiple: un kit que j’ai réalisé pour la performance. Il se compose d’une couverture de survie (matériel utilisé pour l’exposition), des textes et images imprimés sur autocollants (à garder ou à appliquer sur la couverture pendant la marche). J’ai invité l’astronome Ole J. Knudsen et la critique d’art Mille H. Nielsen a participer et intervenir en ponctuant la marche par des prises de paroles. C.L.

 
 
 

 

Le titre 2019, OK fait référence à l’astéroïde géant dont la trajectoire s’est trouvée en grande proximité de la Terre en juillet dernier. La collision n’a pas eu lieu, 2019 fut épargnée, OK. Depuis quelques années, mes recherches accordent une importance au monde minéral, et en particulier à un objet extra-terrestre: les météorites. Je scrute leurs rayonnements: tels de véritables vestiges de notre passé, je suis convaincue que les météorites encapsulent nos souvenirs les plus lointains, nous éclairent sur nos origines et transposent les échelles. Fascinantes et inquiétantes, elles deviennent -le temps de l’exposition- des médiatrices qui nous incitent à questionner nos représentations et nos peurs, nous faisant prendre du recul quant à notre position et nos actions sur terre. Les diverses formes que j’utilise sont pensées comme des invitations au vertige : de l’étendue de l’espace, aux espaces entre humains, non-humains ou technologies. C’est en repensant la configuration spatio-temporelles de notre modernité occidentale, que je me sers de l’exposition pour interroger nos manières d’habiter, à l’heure où l’urgence climatique nous impose de repenser nos relations aux autres mondes vivants. Grâce à un prêt du Musée d’histoire naturelle de Copenhague, la Météorite d’Aarhus est aussi présente dans l’exposition. C.L.

 

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Des couvertures de survie envahissent l’espace d’exposition, mais plus qu’une
Gesamtkunstwerk (œuvre d’art totale), elles viennent influencer ou intégrer les œuvres tout en nous laissant pénétrer dans un antre aux scintillements dorés. En toile de fond, des histoires se croisent : celle de son invention par la Nasa (et utilisée pour ses explorations extra-terrestres) et dont la découverte coïncide -à peu d’années près- avec la date de la chute de la Météorite d’Aarhus, présente dans mon exposition. Puis celle de Jules Verne dans La chasse au météore, où différentes nations se réunissent autour d’un objet qui fascine les hommes, puis les effraient et les rendent fous, car un astre constitué d’or pur gravite autour de notre planète avant de chuter au Groenland. Si la valeur or domine notre société capitaliste, quand on se couvre de la couverture dorée, c’est parce qu’il y a danger (peut-être de mort). Des migrants fuient pour des raisons politiques, économiques et maintenant écologiques. L’humain met notre planète en danger et pour survivre, il doit repenser nos relations à notre milieu, au non-humain et à d’autres façons d’habiter. C.L.

 

Mondes-bêtes (Forêt occupée et Analyses du sol)
2 dioramas sur sculptures en mousse (polyuréthane et flocage), tiges métalliques, 65 x45 x 22 cm. 2019.

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«Laquet présente deux sculptures vertes qui ressemblent à un mélange entre un chien et une licorne. Sur le dos de ces sculptures-animales se trouvent un groupe de minuscules êtres humains. Certains sont nus en train de prendre un bain de soleil, d’autres se battent ou sont battus, et il ne semble pas qu’il y ait de liens entre leurs différentes actions. Les regardeurs peuvent ainsi se projeter dans ces scènes ou même méditer sur le fait qu’ils ne sont pas seuls.» Mille Højerslev Nielsen, extrait de ‘All correct’ in 2019 – or not? 

 

Crawling
Peinture à l’huile sur toile, 130 x 97 cm, 2008.

 

 

Sommet du G7
7 chaises & 1 table basculée (à l’échelle 1/10) peinture acrylique et collage, métal et bois peint, moteur pour plateau tournant, 2019. 

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« Sommet du G7 est une installation composée « d’un coin salon » en forme de donut, avec en son milieu une table tournante sur laquelle sont disposées de petites chaises vides et une table renversée. Les chaises font face à un collage peint représentant un groupe d’hommes en costume regardant passivement la Terre. Cela nous rappelle l’organisation d’une réunion parlementaire et fait directement référence au sommet du G7, où depuis 1975, les dirigeants du monde se réunissent chaque année pour discuter des politiques économiques – et plus récemment aussi de l’état écologique de la planète. Cependant, comme dans le collage de Laquet, ils semblent simplement regarder la Terre au lieu de s’orienter vers le changement et l’action. Pour citer la militante suédoise Greta Thunberg: «Certaines personnes disent que nous ne faisons pas assez pour lutter contre le changement climatique. Mais ce n’est pas vrai. Parce que pour «ne pas en faire assez», il faut faire quelque chose. Et la vérité est que nous ne faisons rien».
Mille Højerslev Nielsen, extrait de « Tout est correct en 2019 – ou pas? »

 

 

Geometric Sprawl
Video HD, 16min30 min, 2019.
Création sonore en live: Sofus Forsberg, Decipher Performance Festival, Institut for X, Aarhus (DK).

     

L’environnement désertique du film est clairement inhospitalier pour les humains. Pour autant, des individus explorent, s’organisent et travaillent collectivement afin d’habiter. Ils colonisent des territoires jusque-là inappropriés à toute forme de vie. Les changements climatiques induisent de tels bouleversements, qu’une question se pose: comment habiter ? Construisent-ils pour survivre ? Geometric sprawl documente un acte qui pourrait paraître utopique, et des gestes mécaniques s’enchainent dans une atmosphère apocalyptique. Entre documentaire et fiction, le film se compose de séquences montées bout à bout. Lors d’une performance à Institut for X, j’ai invité le compositeur Sofus Forsberg à improviser sur mes séquences, pour qu’il influence à son tour le montage final du film. Sa musique électronique répétitive nous accompagne vers un état de transe, comme une étrange pulsion où des humains semblent vouloir re-construire une civilisation, ou tentent-ils simplement de coloniser l’espace le plus austère à la vie? C.L.

Lien vers le film Geometric Sprawl

 

 

Survival Wraps
Mains et portrait avec Hijab, 64,5 x 96,5 cm 
Météorite et portrait avec Madone, 74,5 x 81,5 cm 
Time is out of joint, 30,5 x 32,5 cm 
Série de trois photographies imprimées sur autocollant (film argent), grille métallique, 2019.



Quand on se couvre de la couverture dorée, c’est parce qu’il y a danger (peut-être de mort). Survival Wraps est une série de photos imprimées sur de grands autocollants (film argent) qui sont délicatement déposés sur une grille métallique (fer à béton) et à distance du mur. L’image vibre légèrement. On y observe des météorites, des actions où je tors le matériaux entre mes avant bras ou encore le portrait d’une même femme, qui -telle une vision- apparaît de confession différente et reste même. C.L.

 

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Divers images :
Installation de l’exposition.
En préambule de l’exposition:
La Carte Du Ciel (
date de la chute de la Météorite d’Aahrus), projecteur lumineux rotatif /
Human Meteorite, 2 photographies de Jemila MacEwan et 2 peintures d’Anthony Faroux  // Le set LEGO® ‘Women of NASA‘ qui présente les femmes pionnières de l’agence spaciale NASA.
– La Performance Geometric Sprawl
avec Sofus Forsberg, Institut for X, Aarhus, 2019.

– La Performance Collective Goodiepal & Pals (à l’occasion du finissage et de la destruction de l’exposition)

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Lire le Communiqué de presse par Mille H. Nielsen (en anglais)
Lire l’article Aarhus Stiftstidende par Christian Salling