Nous nous sommes fortement influencés

Résidence et exposition personnelle, Centre d’art le L.A.I.T. et cité scolaire Bellevue, Albi, 2007.

 

«Christine Laquet est en phase avec les zones en sommeil de notre conscience ; elle entre en contact avec les masses noires de nos activités diurnes et rationnelles. Elle explore les liens sensibles où la chimie et la culture, l’organique et la civilisation qui forgent nos identités, se mélangent et opèrent leurs transformations. Elle recueille traces et trames dans la nuit du creuset alchimique, où le laboratoire de l’intime et de la personnalité s’élaborent. Ce niveau d’être est essentiellement fait d’images glanées et recomposées, d’émotions ressenties et stockées par la mémoire, d’associations visuelles emmagasinées, de systèmes de pensée inscrits. Ce magma constitue la dimension mentale dans laquelle Christine Laquet pénètre. Elle matérialise alors des rêveries où se mêlent des mythes personnels, issus de contes de fées, des légendes populaires ou de cultures anciennes, et des moments de vie quotidienne, des souvenirs de personnes rencontrées, des événements fugaces et des paysages éternels… Par des médias artistiques divers, film, photographie, dessin, peinture, elle concrétise ces narrations au contact du contexte de la réalisation des oeuvres, par l’architecture, l’histoire, les rituels et les usages des environnements qui l’accueillent. La nature est intégrée, elle aussi fait image et sensation tout en ouvrant la dimension plastique et existentielle de l’humain face au paysage. L’univers de la science fiction lui fournit par ailleurs les formes des histoires de notre temps. L’appropriation de concepts et de pratiques ésotériques, philosophiques ou religieux de diverses cultures, au hasard de ses résidences, nourrit les dispositifs. La rapidité d’exécution et de résolution des pièces rassemble des pratiques et des formes hâtives proches des univers juvéniles où se construisent des cabanes à rêver éveillé…»
Extrait du texte «Nous nous sommes fortement influencés» de Jackie-Ruth Meyer.

       
L’heure bleue
Sciure de bois, antilopes naturalisées (vintage), tasseaux, lampe, 180 x 45 x 110 cm / 130 x 150 x 90 cm, 2007.

 

 

                                La tanière Nous nous sommes fortement influencés 
                                Dytpique photographique sur Dibond, 110 x 73 cm, 2007.

Prise de vue réalisée dans la Forêt de Lacaune, à l’emplacement où Victor de l’Aveyron -alias l’Enfant Sauvage– âgé d’environ 12 ans, a été capturé la première fois en 1797.

 

                               Ce qui va par deux, P. et Ce qui va par deux, D. 
                               Peintures à l’huile sur toile, 189 x 129 cm, 2007.

 

 

    
Girouette
Peinture à l’huile sur contre-plaqué marin, axe métallique,
lunettes de géomètre (dans la galerie), 2007.

 

 

Crédits photographiques: Phoebé Meyer / Jean-François Perret