APPARITION DISPARAISSANTE


    

 

       • Lieu de rendez-vous pour la marche à 14h30: Aire de l’Audrenière, Mormaison
       • Lieu de rendez-vous pour le partage de la brioche à 16h30:  Site Saint Sauveur 


 

Pour son projet d’exposition au Site Saint-Sauveur, Christine Laquet a obtenu le prêt (Museum d’Histoire Naturelle de Nantes) de la pierre extra-terrestre et vous convie à une célébration participative et festive.
Ce dimanche 5 novembre, rendez-vous à 14h30 à la base de loisirs de l’Audrenière pour une marche d’environ 1h autour du lieu de la chute. Pour atteindre l’âge de la météorite, un pas symbolise 100 000 ans ! 
À 16h30, les participants sont invités aux Fours à pain du Pavillon pour partager une brioche de 5kg396, le poids que faisait la météorite à son arrivée sur Terre.

Renseignements:
contact@sitesaintsauveur.fr
T: 02 51 48 23 56 / 06 63 58 52 96
Évènement organisé avec le soutien
de la Mairie de Rocheservière,
du Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes,
de la boulangerie Passion Enfarinée et
de l’Association du patrimoine cervièrois.


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Petite histoire de la météorite de Rocheservière :

« (…) Le 5 novembre 1841, une météorite est tombée dans les vignes situées entre Saint-Christophe-la-Chartreuse et Grammont, sur le territoire de la commune de Rocheservière. «L’Écho du Monde savant » du 24 novembre 1841 rapporte que « un globe de feu d’une clarté éblouissante et accompagné d’une forte détonation, a été vu traversant l’espace avec une grande vitesse dans les environs de Bourbon-Vendée [La Roche-sur-Yon]. Le bruit s’est aussitôt répandu qu’un événement extraordinaire avait eu lieu dans le pays et on a même dit que l’île d’Yeu avait été engloutie. On a appris depuis que … à Roche-Servière, le météore a été suivi de la chute d’une pierre qui est tombée, près de plusieurs cultivateurs effrayés, dans un champ du village de Saint- Christophe, en y faisant une excavation de 12 à 15 cm de profondeur. Cet aérolithe, qui pèse 5 kilogrammes et demi, ressemble à une pierre calcinée. Cette pierre, qui dans l’intérieur paraît formée de fer, de soufre et de silice, a été recueillie par M. Mercier (des Lucs), qui se propose de la soumettre à une analyse chimique ». La roche, décrite scientifiquement par Daubrée (1880) puis surtout par A. Lacroix (1906), est une chondrite à olivine et hypersthène (type L. 6). La masse principale (4,7 kg) est aujourd’hui exposée au Muséum d’Histoire naturelle de Nantes, tandis que quelques fragments sont conservés dans d’autres musées (Paris, Chicago, Vienne, Londres). Cependant, la météorite de Rocheservière est plus connue des juristes que des géologues, car elle fut l’objet d’un étrange procès. François Douillard, le cultivateur qui la trouva, la céda à Amédée Mercier, alors maire des Lucs-sur- Boulogne, mais le propriétaire du terrain sur lequel elle était tombée, un dénommé Jean Vollard, en revendiqua bientôt la propriété. Le tribunal civil de Bourbon-Vendée recueillit le témoignage du cultivateur de Saint- Christophe. Celui-ci affirma que, dans sa chute, la météorite avait creusé un petit cratère de 30 cm de profondeur, entre deux rangs de vigne, à la limite précise de deux propriétés, mais qu’elle avait rebondi hors du cratère (Bureau, 1898). On peut se demander aujourd’hui si notre homme, un brin roublard, ne prenait pas un malin plaisir à embrouiller un peu plus l’affaire. Quoi qu’il en fût, par son jugement du 10 septembre 1842, le tribunal débouta Vollard, au motif que la pierre « avant sa chute sur notre globe, n’était la propriété de personne » et que, en droit, il y a lieu de distinguer entre les objets qui font intrinsèquement partie d’une propriété et ceux que le hasard peut y avoir apportés. En 1895, la météorite fut cédée au Muséum d’histoire naturelle de Nantes, où elle se trouve encore aujourd’hui. Quant au jugement du tribunal, il fit jurisprudence à plusieurs reprises, pour des cas similaires, dans le monde entier. (…) »